El Gran Combo de Puerto Rico fait vibrer Montréal - La Salle Wilfrid-Pelletier affichait complet. Des milliers de passionnés de salsa avaient répondu présents pour assister au concert du légendaire El Gran Combo de Puerto Rico, dans une ambiance festive où la musique, la danse et les émotions étaient au rendez-vous.
Surnommé « l’Université de la salsa », le groupe a interprété plusieurs des plus grands succès de son répertoire, notamment « Se me fue la mujer », «Ojos Chinos», «Las Hojas Blancas» et d’autres classiques qui ont fait revivre au public des décennies de musique et de souvenirs.
Cette année, la formation légendaire célèbre son 64e anniversaire. Après plus de six décennies de carrière, El Gran Combo de Puerto Rico continue de faire danser et de rassembler les générations grâce à son énergie contagieuse et à son répertoire intemporel.
L’ambiance était particulièrement colorée dans la salle, où de nombreux spectateurs brandissaient les drapeaux de leurs pays d’origine. Les musiciens ont chaleureusement salué ces différentes communautés, réservant une attention toute particulière au Pérou, avec lequel ils entretiennent depuis longtemps un lien privilégié. En hommage à la communauté péruvienne, l’orchestre a interprété « El Carbonerito », une composition de Papo Rosario. Au Pérou, cette chanson est devenue un véritable hymne de la salsa, illustrant le lien profond qui unit le groupe à son fidèle public péruvien.
avec son énergie contagieuse.
Crédit photo: ©victordiazlamich
Tout au long du spectacle, les trois chanteurs, placés à l’avant de la scène, ont fait revivre le style qui a forgé la réputation du groupe. Leurs chorégraphies synchronisées, ponctuées de pirouettes, de petits sauts élégants et de pas de danse à la fois précis et espiègles, ont suscité de chaleureux applaudissements.
Les moments de plus grande ferveur sont survenus lors de l’interprétation de « Un Verano en Nueva York » et « Brujería ». La salle entière reprenait les refrains à l’unisson, dans une explosion d’enthousiasme. Malgré les sièges, les spectateurs ont trouvé le moyen de danser un peu partout, transformant la salle en une véritable piste de salsa.
Une fois de plus, le Festival International de Jazz de Montréal mérite d’être salué pour avoir offert au public une soirée mémorable. En accueillant El Gran Combo de Puerto Rico, le festival a permis une célébration vibrante de la musique latino-américaine, de la diversité culturelle et de la joie collective qui fait vibrer Montréal.
Béla Fleck, Edmar Castañeda et Antonio Sánchez captivent Montréal
Le public du Théâtre Maisonneuve a répondu par des vagues d’applaudissements alors que trois musiciens d’exception transformaient la scène en un véritable espace de rencontre entre virtuosité, imagination et émotion. Le maître du banjo Béla Fleck, le harpiste colombien Edmar Castañeda et le célèbre batteur mexicain Antonio Sánchez ont offert l’une des prestations les plus mémorables de cette édition du Festival International de Jazz de Montréal.
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Dès les premières notes, le trio a révélé une connexion musicale exceptionnelle. La chaleur du banjo de Fleck, l’expressivité éclatante de la harpe de Castañeda et la puissance rythmique de Sánchez se sont harmonieusement entremêlées, créant un univers sonore où chaque instrument conservait sa voix propre tout en contribuant à un ensemble parfaitement équilibré.
Edmar Castañeda s’est rapidement imposé comme l’un des moments forts de la soirée. Sa technique impressionnante et son plaisir évident de jouer étaient impossibles à ignorer. Ses mains glissaient sur les cordes avec une vitesse et une précision stupéfiante, donnant naissance à des mélodies à la fois délicates et puissantes. La harpe occupait souvent le devant de la scène, insufflant une âme latino-américaine vibrante au langage jazz sophistiqué du trio.
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Antonio Sánchez, reconnu à l’international pour sa créativité explosive, a bénéficié de son propre moment de lumière lors d’un solo électrisant. Sa maîtrise du rythme, son intensité dramatique et son contrôle remarquable ont suscité des applaudissements nourris du public. Par moments, ses frappes puissantes sur les cymbales généraient une énergie considérable avant de céder la place à des passages plus doux, offrant un voyage musical exaltant, fait de tensions et de relâchements constants.
Béla Fleck a également conquis le public grâce à la sonorité unique de son banjo. Son jeu s'intégrait avec naturel à la harpe d'Edmar Castañeda et à la batterie d'Antonio Sánchez, créant un dialogue musical d'une remarquable cohésion.
Le trio a interprété des pièces tirées de leur album collaboratif nommé aux Grammy Awards, dont Archipelago, Alucinar, Novela et A Light Skips Across. Chaque composition révélait une facette différente de leur partenariat artistique, mêlant jazz, influences classiques, traditions latines et improvisation contemporaine.
Un moment particulièrement émouvant a été celui de « Whispers of Resilience », une composition d’Edmar Castañeda écrite en utilisant une seule main durant sa convalescence après une blessure. Chargée d’émotion et d’énergie, cette œuvre reflétait la résilience, la détermination et l’espoir, tout en mettant en lumière l’extraordinaire maîtrise de l’artiste.
Tout au long de la soirée, le public est resté pleinement engagé, saluant chaque solo et chaque échange musical par des applaudissements soutenus. La standing ovation finale est venue confirmer ce que beaucoup ressentaient déjà : ils venaient d’assister à la performance de trois maîtres au sommet de leur art.
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Une fois de plus, le Festival International de Jazz de Montréal a démontré pourquoi il est considéré comme l’un des plus prestigieux festivals de jazz au monde. En réunissant des artistes de ce calibre, il continue de célébrer l’excellence musicale tout en offrant des expériences inoubliables qui transcendent les frontières et les cultures.
Pink Martini enflamme Montréal : un voyage musical sans frontières - La Salle Wilfrid-Pelletier a accueilli une soirée vibrante et colorée avec le retour sur scène de Pink Martini, formation emblématique de l’Oregon, fidèle à sa mission de créer des ponts entre les cultures à travers la musique. Dans une ambiance festive et cosmopolite, le groupe a offert un véritable voyage sonore entre continents, langues et styles.
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Dès les premières notes, le concert s’installe dans une énergie lumineuse. Le violon ouvre la soirée avec élégance, avant de laisser place à une succession de rythmes venus d’ailleurs, confirmant l’identité unique du groupe : celle d’un orchestre sans frontières.
Très vite, le public est transporté vers des sonorités cubaines grâce au percussionniste originaire de La Havane, qui apporte une couleur authentique aux rythmes latins du groupe. Boléro et cha-cha-cha s'enchaînent dans une atmosphère chaleureuse. Le spectacle gagne ensuite en intensité avec l'arrivée de la chanteuse Storm Large, dont la voix puissante et la présence scénique donnent une nouvelle dimension aux différentes interprétations.
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Le concert se distingue également par son caractère hautement interactif. Le leader Thomas Lauderdale n’hésite pas à s’adresser au public en français et en anglais, créant une complicité immédiate avec la salle. À plusieurs reprises, des spectateurs sont invités à participer, transformant la scène en un espace de partage et de célébration collective.
L’un des moments forts de la soirée survient avec l’interprétation de ¿Dónde estás, Yolanda? par Timothy Nishimoto, qui séduit par son énergie et son sens du rythme. Accompagné des percussions, il offre une version dynamique et festive du morceau, marquée par une forte présence scénique et une grande complicité avec l’ensemble instrumental.
Le répertoire se poursuit avec des titres emblématiques comme La Soledad, interpreté par Ari Shapiro en turc et espagnol, ainsi que des morceaux aux influences multiples, mêlant traditions latines, inspirations méditerranéennes et touches contemporaines. À travers ces œuvres, Pink Martini explore des thèmes universels tels que l’exil, la mémoire et la nostalgie, tout en maintenant une atmosphère profondément festive.
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La chanteuse invitée Edna Vásquez, originaire de Jalisco, apporte une couleur mexicaine intense à la soirée. Elle interprète notamment Bésame mucho avec émotion, ainsi qu’une œuvre personnelle empreinte de sensibilité et de résilience.
Autre moment fort : la présence de Martha Wainwright, qui enrichit la soirée d’une interprétation en français et d’un hommage à l’univers d’Édith Piaf avec sa reprise de La Foule, avant de passer à la guitare et de naviguer entre anglais et français avec une grande sensibilité. Saviez-vous que La Foule, popularisée par Édith Piaf, trouve en réalité ses origines dans un valse péruvien intitulé Que nadie sepa tu sufrir ?
Entre élégance musicale, diversité linguistique et énergie festive, Pink Martini confirme une fois de plus sa capacité à créer un espace où les cultures dialoguent naturellement. La soirée s’achève sous une ovation chaleureuse, témoignant de l’enthousiasme d’un public conquis par ce voyage musical hors du temps.
Bravo et félicitations au Festival International de Jazz de Montréal pour cette magnifique 42e édition, riche en découvertes musicales, en émotions et en rencontres culturelles!
